Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

jeudi 29 novembre 2012

Étienne Poirier - auteur


Votre site web : etiennepoirier.blogspot.ca
Vos éditeurs : Soleil de minuit
Compte facebook :
Twitter : @poirier_etp
Où vos romans sont-ils vendus : Dans les librairies et en ligne

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis le père de deux garçons, qui sont âgés de 7 et 9 ans. J'ai été enseignant pendant 10 ans dans une école de bande, celle de Manawan. C'est de cette expérience que j'ai tiré mes 3 premiers livres, qui s'adressent à un public d'enfants et d'adolescents.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
J'ai toujours été conteur. Enfant, j'inventais des histoires sur ma propre vie et je les contais avec tant d'assurance que même mes enseignant se laissaient prendre au jeu. J'aime donner ma version de la vie et des faits qui m'entourent. Ç'a toujours été comme ça pour moi. Le besoin d'écrire (parce que pour moi, c'est un besoin plus qu'une envie) s'est manifesté au cégep. Il ne m'a jamais quitté depuis.

Quel a été votre parcours ?
J'ai lu beaucoup et il y a des livres qui ont littéralement changé ma vie et ma manière de voir les choses. C'est pourquoi j'ai étudié en Lettres au cégep et en Études littéraires jusqu'à la maîtrise. J'ai bien essayé de faire autre chose, mais sans grand succès.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

  • La clé de la nuit (sélectionné par Communication-Jeunesse en 2008), 
  • L'envol du pygargue (finaliste au prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature pour la jeunesse en 2011). 
  • Il y a également un conte illustré qui est paru cet automne sous le titre La malédiction de carcajou. Il s'ait de la réécriture d'une très vieille légende amérindienne que j'ai voulu transmettre. Un conte qui fait beaucoup réfléchir.




Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
L'envol du pygargue. Parce que derrière cette histoire se cache la mienne. J'ai écrit ce livre dans une période intense de transition dans ma vie et je me suis amusé avec ça. Il s'agit d'une histoire où tous les personnages sont en transformation, comme moi à l'époque. Il s'agit de l'histoire touchante de deux adolescents en crise qui cherchent leurs repères. C'est universel, ça. Mais j'ai campé l'histoire dans la réserve de Manawan et dans l'univers actuel des Amérindiens qui y vivent. Ça donne un livre dépaysant, mais où chacun peut se retrouver. Un bon livre en somme.

Où puisez-vous votre inspiration ?
C'est avec mes émotions que j'écris. Quand je vis une émotion, j'essaie de la traduire en histoire, c'est pour moi la manière la plus facile de m'exprimer. Je cherche le meilleur personnage pour la mettre en scène et le meilleur contexte. Je parle toujours de moi, mais je m'amuse à porter différents masques pour déjouer le lecteur. Comme ma vie n'a rien d'extraordinaire, je ne parle pas de mon quotidien. Je le déguise plutôt. Et bien malin celui ou celle qui saurait le retrouver sous les épaisseurs de maquillage!

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
J'écris le plus souvent le matin, dans mon bureau. Mais l'histoire m'habite tout le jour et, parfois, je m'arrête pour prendre des notes que je transcris quand le temps me le permet.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Il y en a une tonne! Des auteurs, mais des livres aussi. Mais, pour faire simple, disons que je voue presque un culte à Gabriel Garcia Marquez et à Hans Chrsitian Andersen, qui sont des génies à mon avis.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Encore une fois, la liste est longue. J'aurais envie de répondre L'amour au temps du choléra, de Garcia Marquez, justement. Mais la liste pourrait s'étirer sur des pages.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Pour écrire, il faut lire. On est toujours en dialogue avec la littérature.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
Griffintown. Un petit bijou. Une idée de génie.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Il y a toujours une poésie dans l'écriture narrative, puisqu'elle consiste à produire des effets, des images. Certaines écriture sont plus chantantes, se servent davantage des éléments du décor alors que d'autres sont plus épurées, mais toutes sont poétiques, pour les raisons énumérées plus haut. Pour moi, tout ce qui sert l'effet ou l'image relève de la poésie.



Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Café, marche et routine. Écrire est un métier, alors j'entre dans mon bureau comme on entre.. au bureau!

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Internet.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Toujours. Il y en a un chez l'éditeur, un autre roman jeunesse, et je travaille sur mon premier projet véritablement pour adultes.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Mon amoureuse. elle a toujours une lecture différente de la mienne. C'est très enrichissant. J'arrête d'écrire quand elle est d'accord avec moi sur la qualité du texte, même et surtout si nous avons des raisons différentes de le trouver bon.


Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Des remarques touchantes, oui. Des surprenantes? Pas encore.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Lâche pas la patate! Plus sérieusement, la devise des parnassiens: "cent fois sur le métier remettez votre ouvrage".

Merci beaucoup !