Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

lundi 10 décembre 2012

Jeanne Jutras - auteure



Éditeur : La Fondation littéraire Fleur de Lys, Lévis, Québec
Compte Facebook : www.facebook.com/jeanne.jutras

Où vos romans sont-ils vendus?

Ils sont vendus exclusivement dans la librairie en ligne de l’éditeur libraire de La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec, Canada http://manuscritdepot.com/a.jeanne-jutras.1.htm http://manuscritdepot.com/a.jeanne-jutras.2.htm

Qui êtes-vous, en quelques lignes?

Je fus enfant de l’Abitibi. J’habite Saint-Jérôme depuis plus de vingt-cinq ans. Romancière, je m’adonne aussi à la poésie avec grand bonheur. Je suis retraitée de l’enseignement du français au secondaire à Amos où, durant une vingtaine d’années, j’ai exploité, entre autres, la poésie de Félix Leclerc, de Gilles Vigneault et celle de Jacques Michel, en initiation poétique avec mes élèves. J’ai aussi enseigné à l’École Frenette de Saint-Jérôme pendant plus de dix ans.

Membre de l’Association des auteurs des Laurentides, j’ai publié à la Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, à partir de 2010.

D’où vous est venue l’envie d’écrire?

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. J’avais un talent inné pour raconter quand j’étais enfant, puis, plus tard, pour rédiger. J’ai gagné plusieurs concours littéraires lors de ma formation chez les religieuses de l’Assomption. Animatrice de théâtre à mon adolescence, je composais même mes propres pièces que je jouais avec mes amis. Je chantais aussi devant public, à cette époque.

Quel a été votre parcours?

Mon talent en ces domaines fut mis en veilleuse durant ma vie active d’enseignante. J’ai eu le bonheur de donner naissance à deux garçons après mon premier mariage. Par ailleurs, la souffrance, physique et surtout morale, fut mon maître durant les quatorze ans de ce premier mariage. Dans la cinquantaine, je me suis remise à l’écriture pour soigner de grandes plaies émotives restées béantes depuis mon enfance. Je guérissais d’un père agressif autant envers ses enfants qu’envers sa femme, Corona. Puis, inconsciemment d’abord, je me mis à nourrir l’idée de changer le destin de cette grande dame que fut ma mère par le biais d’un roman. Grâce à la magie des mots, je l’ai ressuscitée pour la soustraire à la dure réalité que fut sa vie avec mon père, dans ce pays de colonisation et de pauvreté que fut l’Abitibi des années 40. Mon roman historique-biographique Corona, ma mère venait de naître, en 2010.

En 2011, j’ai publié un recueil de poésie autobiographique intitulé La quintessence de ma vie.

En 2012, j’ai osé un roman fantastique sous le vocable de Lucie, l’enfant étrange, présentement en édition. (06 décembre 2012)



Quels sont vos romans disponibles en librairie?

Mes œuvres ne sont pas disponibles en librairies régulières. On peut se procurer mes écrits sur internet, chez l’éditeur libraire La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec, Canada. Cet éditeur à but non lucratif publie de nombreux auteurs de grande qualité tant en édition papier qu’en édition numérique. Il imprime à la demande uniquement. Il est intègre et fiable, d’après mon expérience, et ses prix s’avèrent très raisonnables. Voici un lien pour informations supplémentaires concernant La Fondation littéraire Fleur de Lys.
Http://manuscritdepot.com

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?

Je les ai tous écrits avec passion parce qu’ils sont rédigés dans des genres littéraires différents et qu’un lien commun les unit : ils m’ont permis de me dire enfin, ce dont j’avais grande soif.

Où puisez-vous votre inspiration?

Je puise mon inspiration dans mon vécu, dans ma souffrance passée, dans mes moments sublimes de reconnaissance envers le Grand Programmeur. Dans mes écrits revivent en amalgame complexe tous ceux et celles que j’ai aimés et qui m’ont aimée. J’emprunte les traits et les comportements de tous ces personnages de mon entourage à partir de mon enfance jusqu’à aujourd’hui. Mon imagination débridée fait le reste. Il ne faut jamais oublier que chaque vie est un roman qui mérite d’être écrit, même si ce n’est qu’en partie.

Décrivez-nous votre façon d’écrire.

Je ne porte jamais le carcan de l’horaire. Puisque j’écris par plaisir, je ne désire pas d’entraves. L’inspiration du moment me porte allègrement car écrire, pour moi, s’avère un besoin viscéral. J’y vais par à-coups. J’utilise mon clavier au fond de mon bureau douillet, l’avant-midi, surtout. Il m’arrive aussi de travailler la nuit dans mes heures d’insomnie pendant lesquelles je reçois le maximum d’inspiration. Je vis pour ainsi dire des transes d’écriture suivies de périodes d’accalmie. Jamais je ne force ma plume et je n’ai jamais non plus connu l’angoisse de la feuille blanche.

Quels auteurs vous ont le plus influencée?

Par ordre chronologique, Michèle Le Normand, Jules Verne, Antoine de Saint-Exupéry, Yves Thériault, Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Hubert Reeves, Marie de Hennezel et Josélito Michaud, parmi plusieurs autres.

Quels livres vous ont le plus marquée?

De nombreux livres ont éveillé ma conscience comme, entre autres :

Edgar Cayce, le prophète,
Les œuvres de Mikhaël Aïvanhov tirées de ses enseignements oraux, Éditions Prosvita
Terre des hommes et le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry
La bible catholique

Avez-vous le temps de lire?

Je le prends parce que j’en ai besoin.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?

Le meilleur de soi de Guy Corneau et, par intermittence, pour mieux goûter sa poésie, la nouvelle parution poétique d’un débutant : Sur mon corps incertain, de Jean-Pierre Bouvier.

Pour vous, que signifie écriture poétique?

Il s’agit d’une écriture qui coule de source endimanchée de la dentelle naturelle de la poésie. Elle est simple et facile à saisir par le néophyte parce que claire et bien structurée. L’écriture poétique laisse tout simplement passer les émotions, le vrai et le beau et les couche sur papier comme autant de perles précieuses. Voilà que je décris maintenant mon écriture mais que voulez-vous? Pour moi, la vie entière est un poème de gratitude, un hymne à la beauté partout programmée et partout visible, quand on sait bien la voir. Encore faut-il en prendre conscience.

Première entente avec un éditeur

J’ai fait quelques faux pas dans le monde de l’édition avant de saisir que les éditeurs québécois dits traditionnels se déchirent de petits octrois des gouvernements et sont en quête d’auteurs connus et/ou d’écritures à sensation dans les médias pour mousser un éphémère succès d’auteur qui leur apportera quelques gros sous. Aujourd’hui, le talent afflue mais il se présente rarement sous l’apparence d’un signe de profit pour eux. Souvent, l’auteur talentueux ne veut ou ne peut pas se permettre de perdre son temps en tentant désespérément de faire partie des 5 à 10 % des auteurs dont les œuvres sont retenues par un éditeur traditionnel. L’auteur a hâte de tenir son premier exemplaire entre ses mains. J’ai eu la chance de tomber par hasard sur La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec, premier éditeur libraire francophone à but non lucratif sur internet. À mon humble point de vue, cet éditeur fait preuve d’un grand professionnalisme.

Monsieur Serge-André Guay, président éditeur, m’apparaît impeccable et soucieux d’aider l’auteur et, ce qui n’est pas à dédaigner, à prix très acceptable. J’ai eu à me buter à des petites cliques d’éditeurs subventionnés par le gouvernement, surtout en poésie. Ces cercles sont si fermés qu’à moins d’en faire partie intégralement, il est inutile de tenter d’y publier un recueil. Je n’ai aucun intérêt financier à vous suggérer Monsieur Guay : mon seul but est d’aider un écrivain débutant à publier rapidement et à bon prix. Cet éditeur est intègre et compétent : on peut vraiment s’y fier à 100%. Il sait aussi nous éviter les embûches des éditeurs plus ou moins sérieux qui publient à compte d’auteur avec but souvent un peu trop lucratif. Voici mon dernier conseil concernant ce sujet : n’entrez surtout pas dans le monde de l’édition en pensant devenir riches et célèbres grâce à vos écrits car vous seriez fort déçus. Cette option qui n’est toutefois pas tout à fait exclue m’apparaît plutôt improbable. Soyez donc réalistes.

Pour le plaisir

Quels sont vos rituels d’écriture?

Je n’en utilise pas, à moins qu’ils soient si profondément enfouis dans mon inconscient que je ne m’en rende pas compte. Je suis patiente et je me relis constamment dans le but d’améliorer mon style. Je suis très exigeante envers moi-même et je place toujours très haut la barre car, pour moi, tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez?

Le bruit, sous toutes ses formes, m’empêche de me concentrer, exception faite du son de la pluie qui, elle, m’a toujours inspirée.

Avez-vous un projet de roman en cours?

Oui, j’en ai même deux. D’abord, je suis à écrire une suite à mon premier roman Corona, ma mère, à la demande de plusieurs de mes lecteurs.

Mon second projet s’articule autour d’un regroupement de quelques acteurs mais il est à peine ébauché.

Qui sont vos premiers lecteurs?

Mon conjoint actuel et l’une de mes cinq sœurs cadettes.

Citation qui m’a marquée :

-¨Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer? ¨

(Alphonse de Lamartine)

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs?

Oui. J’ai reçu et je reçois encore félicitations et encouragements de tous mes lecteurs. Je vous avoue que c’est très gratifiant car j’écris pour être lue.

D’un autre côté, je ne m’attendais pas du tout aux réactions négatives de deux de mes sœurs cadettes, suite à l’écriture de Corona, ma mère. Mon roman les a touchées au vif parce qu’il dévoile un côté de notre père qu’elles voulaient garder caché. Il me faut encore préciser, à ce sujet, que j’ai écrit un roman et non une biographie de Corona, ma mère.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur?

Si vous aimez écrire et savez que vous en avez le talent, allez-y, écrivez sans attendre une seconde de plus. Mettez-vous à l’œuvre tout de suite : la vie est si courte!

Je rencontrais par hasard un homme de 74 ans, dernièrement, et il m’a avoué bien candidement aimer écrire et savoir bien écrire. Il m’a du même souffle dévoilé posséder en tête le scénario complet de son roman et cela, depuis des dizaines d’années.

¨Mais qu’attendez-vous pour écrire? ¨, me suis-je exclamée bien malgré moi. Il n’est jamais ni trop tôt ni trop tard pour se mettre à l’ouvrage. Écrire est exaltant! Je ne crois pas avoir déjà vécu plus de fierté que celle de tenir enfin mon premier roman en format livre entre mes mains, bien plaqué sur mon cœur.

Je suis heureuse de m’être confiée par le biais de ce blog et, sans doute, d’avoir pu aider quelqu’un. Merci mille fois à l’initiatrice de ce blog instructif et très intéressant.