Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

lundi 17 décembre 2012

Sylvain Johnson - auteur



Mon site web : http://www.sylvainjohnson.wordpress.com
Mon éditeur : Les éditions Porte Bonheur de Montréal.
Compte Facebook : http://www.facebook.com/sylvainjohnsonecrivain
Twitter : @johnsonsylvain


Où mes romans sont-ils vendus :
Dans la plupart des librairies du Québec (Archambault – Renaud-Bray – dans les librairies indépendantes). Ils sont distribués par Prologue dans toute la province. On les trouve aussi en ligne sur le site web de mon éditeur : http://www.editionscram.com/porte-bonheur. Ou sur le site des librairies indépendantes : http://www.ruedeslibraires.ca.

Qui êtes-vous, en quelques lignes :
Mon nom est Sylvain Johnson. Je suis né à Montréal, grandi dans la municipalité de Sainte-Thècle et fais mes études collégiales en « arts et lettres » à Shawinigan. J’ai travaillé à Montréal pour de grosses compagnies, dans leurs sièges sociaux et je travaille maintenant dans le système de santé. Je vis à Laval, passe aussi beaucoup de temps aux États-Unis d’où ma femme est originaire.

D’où vous est venue l’envie d’écrire :
Ma mère nous a encouragés à lire dès l’école primaire. En raison de troubles de santé, j’ai passé beaucoup de temps à la maison à lire. J’ai grandi avec la littérature et le cinéma fantastique, ce qui a influencé mon style littéraire. À l’école secondaire, j’ai compris que j’aimais non seulement écrire, mais que les gens aimaient aussi mes textes. J’adorais les faire réagir, les choquer, les surprendre. C’était aussi ce que j’aimais le plus faire.

Quel a été votre parcours :
Ce ne fut qu’en 2009 que j’ai finalement réussi à être publier. J’ai collaboré avec deux de mes nouvelles à une anthologie littéraire franco-américaine, dirigée par l’écrivain américain Norman Beaupré. Ensuite, j’ai publié d’autres nouvelles dans des revues spécialisées dans le genre – Solaris, Horrifique et Freaks. Mon premier roman « Le tueur des rails » fut publié aux Éditions Popfiction en 2010, mais l’éditeur a malheureusement fermé ses portes cinq mois plus tard. En 2011, les Éditions Porte Bonheur de Montréal m’offraient un contrat pour la réédition du « Tueur des rails » et d’un nouveau roman « L’esprit des glaces ». Ces deux ouvrages sont sortis à la fin de 2012. J’ai d’ailleurs participé à mon premier salon du livre, celui de Montréal au mois de novembre 2012. D’autres projets sont à venir en 2013.



Quels sont vos romans disponibles en librairies :
Le Tueur des rails et L’Esprit des glaces. Tous les deux publiés aux Éditions Porte Bonheur.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi :
L’esprit des glaces, mon dernier. Peut-être parce que justement c’est mon dernier. J’ai dû le réécrire à trois reprises sur une période de deux ans, éliminant des personnages, en rajoutant d’autres. L’histoire m’obsédait et j’y pensais jour et nuit. Les thèmes dans le livre sont aussi très proches de choses que je vivais à l’époque. C’est la première fois que j’ai aussi eu l’idée d’en faire une série. J’espère publier d’autres tomes de la saga de l’Esprit des glaces.

Où puisez-vous votre inspiration :
De partout. Des gens autour de moi, des rencontres que je fais. D’évènements dans l’actualité, dans les romans que je lis, dans les discussions autour d’un bon verre de vin avec des amis. Des sons, des odeurs, des impressions, des rêves. Ma femme est aussi une muse incroyable. Rien n’y échappe, peut-être même que ce site va m’inspirer une idée pour une nouvelle, qui sait?

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire :
J’aime écrire le matin, très tôt, quand mon esprit n’est pas encore pollué par les éléments du quotidien. C’est aussi là que je suis le plus reposé. Je suis un fanatique de la routine. Je n’écris pas si j’ai le moindre indice selon lequel je vais être interrompu. Il me faut le silence complet pour me retrouver dans la zone, dans cet état de transe où je perds le contrôle de mes doigts qui dansent sur le clavier, où le temps n’a plus aucune importance. Je n’écris pas tous les jours, mais j’aimerais bien pouvoir le faire. J’écris le plus souvent possible, en particulier si je suis en pleine écriture d’un roman. Je m’installe à mon bureau, isolé du reste du monde, devant mon portable et avec un bon café fumant.

Quels auteurs vous ont le plus influencé :
Je suis de cette génération qui a grandi avec les Stephen King, Peter Straub, Dean Koontz, Anne Rice et Clive Barker. J’ai aussi lu et apprécié plusieurs classiques de la littérature, durant mes années au Cégep. Anne Hébert est l’écrivaine québécoise que j’ai le plus appréciée, alors que Albert Camus m’a vraiment touché par ses écrits.

Quels livres vous ont le plus marqué :

Mon premier souvenir d’un livre remonte alors que je n’avais pas encore dix ans. Le titre était « Le trésor du lapon ». Emprunté à la bibliothèque, c’est le premier livre que j’ai lu et je n’ai jamais été capable de le retrouver depuis. Dead Zone de Stephen King est probablement le roman contemporain qui m’a le plus marqué et que j’ai relu à plusieurs occasions.

Avez-vous encore le temps de lire :
Je lis sans arrêt, au lit, pendant les repas, durant les marches et si je pouvais, je lirais alors que je conduis ma voiture. Je crois que c’est essentiel pour un écrivain de lire, que ce soit pour alimenter l’imagination ou améliorer l’écriture. C’est aussi mon passe-temps préféré, celui qui me procure le plus d’émotions.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment :
Je lis plusieurs livres à la fois. Je suis en train de lire « 999 Rue Bélial » d’une écrivaine française du nom de Gaëlle Dupille et « L’homme de sang » de l’écrivain d’horreur John Steelwood. J’ai aussi amorcé la lecture du nouveau Dominic Bellavance « Les limbes des immortels » de la populaire série des « clowns vengeurs ».

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman :
Très bonne question. Je crois qu’il s’agit d’une écriture belle, qui joue avec les mots, les idées et embellit le plaisir de la lecture par sa beauté.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur :
Pourquoi pas? C’était dans un restaurant St-Hubert de Laval. Au bar, afin de discuter devant une petite bière froide. Juste avant l’heure du lunch, donc nous étions pratiquement seuls. Nous avons discuté un long moment, parlant de projets possible et je lui ai parlé de mes livres, de mes ambitions, de ma vie. Il m’a expliqué ce que sa maison d’édition était, ce qu’elle faisait. Nous avons passé un très bon moment et je suis ressorti de cet entretien avec deux contrats en main. J’étais tellement nerveux de le rencontrer et il s’est avéré être un homme généreux, gentil et très terre-à-terre.

Quels sont vos rituels d'écriture :
Silence. Je dois tout d’abord faire ma tournée de certains sites sur l’Internet. Facebook. Twitter. Le site de mon éditeur et un petit tour sur SRC.CA pour découvrir l’actualité du jour. Ensuite, mon café est prêt, avec deux sucres et de la crème à la vanille. Je relis le plan que j’ai fait la veille. Ce qui me permet de comprendre où mon récit s’en va, même si la moitié du temps le fil du récit va s’en aller dans la direction opposée à ce que j’avais prévu. Ensuite, je relis le dernier chapitre que j’ai écrit, pour me remettre dans l’ambiance et voilà, je peux commencer à écrire.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez?
La sonnerie du téléphone. Les plaintes du chien qui veut aller faire un tour en voiture. Quand on cogne à la porte. La musique. Les discussions. Des bruits de constructions. Une mouche qui me vole autour comme si j’étais une vieille banane en train de pourrir. Une soudaine envie d’uriner. Quand il fait trop chaud, trop froid. Le manque de café et le long trajet en direction de la cuisine. Une panne de courant et mon portable dont la batterie est vide. Le voisin qui tond le gazon et qui hurle à sa femme de lui apporter une nouvelle bière. Les sirènes de police, d’ambulances ou de pompiers. Bref, presque tout. Je suis insupportable quand je suis en pleine séance d’écriture.

Avez-vous un projet de roman en cours :
Oui. Je suis en ce moment en train d’écrire un roman et je suis très excité. Vous êtes la première à qui j’en parle. Il s’agit d’un récit fantastique dont l’action se déroule durant l’époque du goulag soviétique, ces camps de travail forcé au cœur de l’Union Soviétique, dans la Sibérie glaciale durant les années 40 et 50. C’est un sujet très sombre, très difficile.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication :
Mon ami Norman Beaupré, qui est aussi un écrivain, ayant à son actif plus d’une demi-douzaine de romans. Je le fais aussi lire à un ou deux autres amis, question de le corriger et de le rendre meilleur avant de le soumettre. Ensuite, mon éditeur.

Une citation qui vous a marquée :
J’ai une très mauvaise mémoire – chaque fois qu’une citation me fascine, me marque, je l’inscris et je l’oublie. C’est navrant. Je suis aussi incapable de me souvenir de la moindre blague.


Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs :
Je crois que chaque fois qu’un étranger, qu’une personne qui ne me connaît pas achète et lit votre roman, m’en parle et me dit qu’il aime, c’est pour moi surprenant. J’arrive encore mal à m’y habituer.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur?
Ne jamais abandonner, même après une quantité de refus extraordinaires. Écouter les critiques, mais sans nécessairement suivre tous leurs conseils. Le même roman peut être refusé par deux éditeurs différents pour des raisons complètement opposées. J’ai déjà vécu cela. Y aller de votre instinct, travailler fort et ne pas désespérer. Soumettre vos manuscrits à des maisons d’édition qui publient des œuvres similaires aux vôtres et passez à autre chose. Écrire, lire et écrire. Travaillez et retravaillez vos manuscrits.

Être patient, le monde de l’édition est une très lente machine. Tout semble y bouger d’une lenteur cadavérique. Ne pas prendre les délais de manière personnelle.

Avoir du plaisir dans ce que vous faites, sinon ça ne vaut pas la peine de continuer.