Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

lundi 3 décembre 2012

Yanik Comeau - auteur


Yanik Comeau, écrivain, dramaturge, enseignant, comédien, animateur et conférencier.

Vos sites web : www.comunikmedia.com , www.lesenfantsdracula.com , www.theatralites.com

Vos éditeurs : Les Éditeurs Réunis (LÉR), Les éditions Zailées,  Comunik Média (pour le théâtre).

Compte facebook : http://www.facebook.com/ycomeau

Où vos romans sont-ils vendus :
Chez Archambault et dans les librairies indépendantes, mais aussi dans les magasins de grandes surfaces parfois. Je recommande www.ruedeslibraires.com . On peut aussi se procurer mes pièces de théâtre en format numérique (www.theatralites.com) ou en format papier (www.comunikmedia.com) Je recommande l'achat en ligne parce que vous êtes certains de trouver les livres que vous cherchez alors que les librairies ne peuvent pas tout tenir en inventaire.


Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Écrivain, enseignant, journaliste, comédien, metteur en scène, scénariste, traducteur, animateur, chroniqueur à la radio et à la télévision, voilà autant de professions que Yanik Comeau a pratiquées et pratique encore. Depuis plus de vingt ans maintenant, il enseigne le théâtre et dirige l'Atelier-théâtre Còté Jardin à Châteauguay depuis 11 ans. Il donne également des conférences, des stages de théâtre, des spectacles de lectures publiques et des ateliers d'écriture dans plusieurs écoles et bibliothèques. Après avoir remporté le Prix Libellule 1993 des Éditions Héritage avec son premier roman pour la jeunesse, L'arme secrète de Frédéric, Yanik a pris un virage résolument «jeunesse» sans pour autant délaisser l'écriture pour adultes. Pour la télé, il a co-signé deux saisons de l'émission Les Chatouilles à Radio-Canada. Il a aussi écrit les textes (en français et en anglais) des cédéroms de Caillou. En plus de toutes les «longues» pièces qu'il a signées, Yanik a écrit plus de 200 courtes pièces de théâtre pour enfants et adolescents qu'il a commencé à publier en six volumes à l'intention des professeurs de théâtre et enseignants en art dramatique. Il a siégé au conseil d'administration de l'Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AEQJ) pendant plusieurs années et en a assumé la présidence de 2004 à 2007. En 2012, il publiait son 35e livre.




D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Elle a toujours été là et a toujours été encouragée, tant par ma mère qui m'en a donné le goût que par les lecteurs qui m'ont toujours fait sentir que j'étais à ma place comme «créateur d'histoires», tant pour mes romans que pour mes nouvelles et mes pièces de théâtre.

Quel a été votre parcours ?
Je suis d'abord et avant tout comédien et j'ai commencé à écrire du théâtre quand j'étais tout jeune. J'ai aussi eu une belle carrière comme journaliste à partir de l'âge de 14 ans. C'est le concours Libellule des éditions Héritage qui m'a emmené à l'écriture de romans. Comme le dit ma biographie, j'ai remporté ce concours en 1993 avec le premier roman que j'ai écrit, L'arme secrète de Frédéric.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

  • Les enfants Dracula, tomes 1 à 5 (Les Éditeurs Réunis, 2010-2012), 
  • Les eaux troubles du lac Bleu (collection Zone Frousse, éditions Zailées, 2011), 
  • Les Canadiens de l'enfer (collection Zone Frousse, éditions Zailées, 2012)


Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?
Je n'ai pas de livre préféré parmi ceux que j'ai écrits parce que j'ose espérer que, comme un parent, je puisse tous les aimer différemment, pour leur individualité.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Surtout dans le quotidien. Dans les anecdotes que l'on me raconte, dans ce que je vis, dans ce que vivent les gens de mon entourage... je mélange tout ça à mon imagination pour donner des histoires nouvelles, fraîches, vivantes... du moins, je l'espère !

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Ça a bien changé au fil des années. L'arrivée de ma fille Charlotte dans ma vie a tout bouleversé. Pour le mieux, évidemment, mais quand même... Avant, j'écrivais en fin d'après-midi, le soir, la nuit. Maintenant, je dois écrire le jour. Je ne suis plus capable d'écrire le soir. Ou rarement. Je suis trop fatigué. Je dois me donner une certaine discipline alors qu'avant, je n'avais presque jamais d'horaire. J'aime écrire dans le nouveau bureau que je me suis emménagé dans ma salle de lavage. Ou dans des cafés. Je dois m'éloigner de ma connexion internet pour éviter d'être distrait. Souvent, j'allume des bougies ou des cierges quand j'écris. J'aime l'odeur et la lueur du feu. Mais ce n'est pas essentiel. J'aime écrire et je peux écrire à peu près n'importe où.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Influencé, je ne sais pas, mais marqué ? François Gravel, Michel Tremblay, Jeffrey Archer, David Mamet, Michel Marc Bouchard, ... et des scénaristes comme Fabienne Larouche, Suzanne Aubry, Michel D'Astous et Anne Boyer, Sylvie Lussier et Pierre Poirier, Claire Wojas. Mais je regretterai sans doute d'en avoir oublié plusieurs. Hahaha !

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Au lieu de livres, je dirais œuvres. Klonk et La piste sauvage de François Gravel. Les Feluettes et Les Manuscrits du déluge de Michel Marc Bouchard, Les Belles-Soeurs et Les anciennes odeurs de Michel Tremblay, Glengarry Glen Ross et The Edge de David Mamet. L'enfant d'eau de Claire Wojas (film réalisé par Robert Ménard). À Corps perdu (un film de Léa Pool, scénarisé par Marcel Beaulieu et Léa Pool à partir du roman Kurwenal de Yves Navarre).

Avez-vous encore le temps de lire ?
Bien sûr, j'essaie de lire tous les soirs avant de dormir. Parfois des romans, parfois des essais, des biographies, des pièces de théâtre ou des scénarios.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ?
Save The Cat Goes To The Movies par Blake Snyder, un essai sur la scénarisation cinématographique.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
Aucune idée. Quand j'écris, je n'essaie de me donner un style. Je me mets au service de l'histoire et de l'émotion. Si ce que j'écris est poétique, ce n'est pas volontaire... et si ce ne l'est pas, ce n'est pas volontaire non plus ! Hahaha !

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
Je ne me souviens plus de ma première rencontre en personne avec mon premier directeur de collection, l'écrivain Yvon Brochu, mais je me souviens de l'euphorie (et surtout du cri de joie que j'ai poussé dans l'appareil téléphonique ! Pauvre Yvon !) quand il m'a téléphoné pour m'annoncer que j'avais gagné le concours Libellule. Un moment mémorable... surtout que ma vie n'allait pas particulièrement bien à l'époque alors... la bonne nouvelle a fait un bien énorme. :-)


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ? J'ai énormément de difficulté à créer, à écrire sur un ordinateur qui a une connexion internet. C'est pourquoi j'écris souvent sur mon portable dans des endroits où il n'y a pas de wi-fi. :-)

Avez-vous un projet de roman en cours ?
J'ai TOUJOURS un projet de roman en cours. En fait, en ce moment, je suis en train d'écrire le dernier tome de ma série, Les enfants Dracula, le tome 6, En mémoire de moi.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Ma femme Danielle, ma fille Charlotte... et évidemment, mes éditeurs et correctrices (je le mets au féminin parce que, depuis quelques années, chez mes éditeurs, ce ne sont que des femmes).

Une citation qui vous a marquée ?
« Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications. » Antoine de Saint-Exupéry, tirée de Le Petit Prince

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
C'est certain ! Les lecteurs voient souvent des choses entre les lignes que nous n'aurions pas devinées comme auteur. C'est formidable de recevoir des commentaires et de savoir lesquels de nos personnages ont davantage touché, surpris, séduit les lecteurs.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Cessez de dire que vous écrivez et... écrivez ! C'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en écrivant que l'on devient écrivain. Et surtout, allez au bout de vos projets. Un éditeur ne peut pas vous publier si vous n'avez pas terminé votre roman. Ne lâchez pas !