Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

jeudi 28 mars 2013

Claudette Picard - Auteur





Claudette Picard

Éditeurs : Éditions Naaman, Sherbrooke, Maison des Mots, Éditions de la Paix, Sur l’air des mots et Prologue.ca
Compte Facebook : http://www.facebook.com/claudette picard
Twitter :inscrite mais inactive.
Mes romans sont vendus : Prologue.ca, Arahambault et aux Éditions de la Paix.

Mon parcours

Enfant, je voulais vite apprendre à lire et à écrire. Très tôt, j’ai dévoré tous les livres de la bibliothèque de mon village, à St- Adrien de Ham. Vers huit ou dix ans, j’écrivais des poèmes et des chansons que je fredonnais toute la journée. J’aurais voulu devenir comédienne ou chanteuse mais je fus institutrice et mère de trois enfants.

Je décidai vers trente cinq ans de réaliser mes rêves, je m’inscrivis à des cours de théâtre et à un collège d’annonceurs. Je réussis à devenir animatrice d’émissions pour enfants. Des marionnettes furent intégrées à ces émissions. Un théâtre de marionnettes fut construit et de nombreux spectacles furent présentés partout en province.

En 1980, je devins professeur dans une réserve amérindienne et suite à cette expérience, j’écrivis l’autre côté du lac. C’est probablement le livre qui me valorisa le plus, j’y mis beaucoup de mon âme. J’écrivais tout l’avant-midi, je m’isolais complètement et la discipline que je m’imposai me permit de terminer ce manuscrit publié en 1986 à la Maison des Mots. Il fut d’ailleurs traduit en anglais par Sheryl Deimert.

Je préfère écrire le matin, mon esprit est plus clair et j’essaie de ne pas me laisser déranger par le téléphone ou quoi que ce soit d’autre.

Mon environnement est simple : l’ordinateur occupant la place, je perds la notion du temps et du réel et je m’envole vers mon imaginaire qui répond à l’appel. La poésie a toujours fait partie de ma vie, c’est une beauté intérieure qui s’infiltre dans l’écrit,  une sensibilité faite de nuances qui se glissent dans les textes où le symbolisme est bien présent.

J’ai toujours un roman en chantier. Maintenant, c’est « Chambre à louer», je le relis et je n’en finis plus, il s’agit de le présenter à un éditeur, lequel, voilà le grand dilemme de l’écrivain, trouver un éditeur.



J’ai toujours pris le temps de lire. Plusieurs auteurs ont influencé mon écriture : Gabrielle Roy, Paul Auster, Jean-Paul Dubois…. Je ne finirais plus d’en énumérer.

Présentement, je lis Emmanuelle Bernheim . Une nouvelle auteur dont je découvre le style bref et incisif.

Le premier éditeur qui me remarqua fut Antoine Naaman, professeur de philosophie à l’université de Sherbrooke, je fus vivement impressionnée par le charisme de cet homme qui me signifia que pour devenir écrivain, ce n’était pas seulement le talent qui comptait mais la persévérance avant tout.

Cet éditeur remarqua mes contes pour enfants et la marionnette qui présentait mes spectacles donna son nom à mon premier livre jeunesse : Florence raconte douze belles histoires.

Je suis probablement toujours restée proche des enfants. Plusieurs de mes livres en témoignent. Mon dernier livre, Dihya, reine berbère, publié aux Éditions de la Paix en 2013 est destiné à un public à partir de douze ans.

Mes deux petits-fils, Zacharie et Léonard furent les premiers lecteurs de Dihya, reine berbère, de même qu’Angélie. Tous les trois ont douze et treize ans, et ils m’ont dit que j’avais tout ce qu’il fallait pour devenir écrivain, ce qui m’a bien fait sourire. Ce livre se retrouve dans toutes les librairies du Québec.

Une citation marquante, la mienne, puisqu’on la retrouve partout sur le net : «L’acceptation, c’est la mort, il faut lutter toujours, ne pas se laisser abattre, réinventer la vie.» (Extrait de l’autre côté du lac)

Le seul mot d’encouragement que je peux me permettre de donner à un jeune auteur, c’est de persévérer, surtout si tu aimes ça et que tu as du talent.