Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

mercredi 13 mars 2013

Dominic Bellavance - Auteur



Dominic Bellavance
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Vos éditeurs :
Les Six Brumes, Coups de tête et Porte-Bonheur

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Où vos romans sont-ils vendus :
Partout en librairie, au Québec et peut-être en France si vous êtes chanceux. La plupart de mes nouveautés sont aussi disponibles en numérique.



Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis un concepteur-rédacteur pigiste basé à Québec. J’écris mes livres entre deux contrats de travail. Comme beaucoup de Québécois, j’adore l’été et je déteste l’hiver. J’aime faire du patin à roues alignées et des parties de tennis amicales durant la saison chaude. L’hiver, j’envie les ours. J’investis beaucoup de temps chaque années dans les téléséries américaines.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Ça m’est venu quand je travaillais dans une usine de désossage de porcs. Je trouvais le travail trop routinier, au point où je me mettais le ceveau à “off” et je continuais mon travail en pensant carrément à autre chose. Des histoires me sont venues à l’esprit à ce moment-là. C’est ainsi qu’est née Alégracia, ma première série jeunesse.

Quel a été votre parcours ?
J’ai publié mon premier roman en 2005, alors que j’avais 23 ans. Je n’avais pas fait d’études sérieuses en littérature. C’est par la suite que je me suis intéressé à la théorie. Après avoir complété un DEC en Techniques d’intégration multimédia en 2006, j’ai entrepris des études à l’Université Laval en création littéraire, littérature québécoise et rédaction professionnel. Je viens tout juste d’obtenir mon baccalauréat.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Les limbes des immortels (série Les clowns vengeurs), Roman-réalité et Toi et moi, it’s complicated. Les livres de ma série Alégracia sont malheureusement épuisés.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?
J’ai aimé écrire tous mes livres, évidemment, mais je crois avoir préféré travailler sur Alégracia et le Serpent d’Argent, car à l’époque je n’étais pas encore publié et je n’avais aucune contrainte. Aucune que je m’imposais consciemment, du moins.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans mes lectures, sur Internet, chez l’être humain en général. Je n’ai pas de source d’inspiration précise.

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Dans mon bureau, c’est toujours le bordel. J’essaie parfois de faire le ménage, mais ça insulte le bordel, et il revient avec des renforts.

Sinon, j’écris surtout le matin. Et jamais sans mon café. (Je bois du Nescafé instantané, -1 pour le raffinement.)

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?
Il y a les contemporains dont j’aime vraiment la plume, comme Jacques Côté, Patrick Senécal et India Desjardins. Également quelques écrivains étrangers comme Terry Pratchett pour son humour et George R. R. Martin pour son souffle.

Quels livres vous ont le plus marqué ?
Si on peut inclure les bandes dessinées, je dirais la série Paul de Michel Rabagliati, en particulier Paul à Québec. Les chroniques de voyage de Guy Delisle m’ont aussi laissé d’excellents souvenirs.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Bien sûr! Depuis 2012, je me suis même lancé le défi de lire au moins 100 livres par année. À date, c’est bien parti. Je le fais autant par plaisir que par devoir.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?
What the Dog Saw, de Malcolm Gladwell. Je trouve que c’est son moins bon, à date.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ?
C’est une envolée stylistique. Je vois ça comme une épice : mets-en un peu ça donne du goût, vide la bouteille et ça devient vite indigeste. En général, je préfère les romanciers qui recourent à l’écriture poétique avec parcimonie.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?
Je ne suis pas sûr de m’en souvenir à 100 %! Je crois que c’était au lancement du recueil de nouvelles Équinoxe, fait à l’Université Laval par Les Six Brumes. C’est d’ailleurs à ce moment que je leur ai remis mon premier manuscrit d’Alégracia (ne faites jamais ça, en passant).


Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je me fais un café, je m’assois et j’écris. Souvent, je choisis une chanson que je fais jouer en boucle dans mes écouteurs. Ça me permet d’atteindre mon flow state plus rapidement. [Désolé, j’ai pas de traduction pour cette expression, mais Wikipédia n’a pas l’air d’en avoir non plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Flow_(psychologie)]

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
Internet. Toujours Internet. Internet, qui demande mon attention. J’ai une relation amour/haine avec Internet.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Plus qu’un, même.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Parfois, ma blonde. D’autre fois, personne. Avant, j’avais l’habitude de faire lire mes manuscrits à une panoplie de gens, maintenant je suis plus discret avec mes écrits.

Une citation qui vous a marquée ?
« The whole problem with the world is that fools and fanatics are always so certain of themselves, but wiser men so full of doubts. », de Bertrand Russell. Ça explique pas mal de choses.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Bien sûr, mais ça, ça reste entre moi et mes lecteurs.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Prendre la peine de s’écouter. Considérer les refus comme de l’expérience. Persévérer, mais lâcher prise quand c’est nécessaire. Des romans, parfois, on en écrit des bons, d’autre fois on produit des torchons qui méritent la poubelle. Et c’est bien comme ça.