Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

mardi 23 avril 2013

Alexandra Roy - Auteure

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Votre site web : www.lecrayonmagique.ca
Vos éditeurs : JCL
Compte facebook : https://www.facebook.com/pages/Le-Crayon-Magique/446548362056175?fref=ts
Twitter : aroy_auteure

Où vos romans sont-ils vendus?
Au Québec.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?
Je suis une journaliste et rédactrice passionnée par l'écriture, la littérature, les arts, le cinéma, les langues, la culture, les communications, l'aviation, la psychologie et les voyages. Au cours de ma carrière, j'ai travaillé pour divers médias écrits, notamment pour Quebecor et Transcontinental Média, de même que pour une maison d'édition de magazines à Québec. Maintenant, je travaille comme journaliste pigiste à mon compte.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
Il y a longtemps que j'écris. Déjà, au secondaire, je me passionnais pour les compositions écrites et la langue française en général. À l'âge de 14 ans, j'ai écrit mon premier recueil de poésie. La poésie était ma façon de m'exprimer à l'époque. C'était un excellent exutoire pour exprimer mes joies, mes peines, mes inquiétudes, mes craintes et mes frustrations. J'écrivais de la poésie partout: dans mes agendas et sur les murs de ma chambre. J'y ai pris plaisir et je n'ai jamais cessé d'écrire. Pour moi, c'était donc tout naturel d'entrer à l'université en lettres.

Quel a été votre parcours ?
Après avoir complété un DEC en sciences humaines au Cegep, je me suis inscrite au BAC en littérature à l'université pour me rendre compte, après un an, que ce que je voulais faire, c'était écrire plus que lire et étudier. J'avais assez lu et j'étais prête à mettre la théorie en pratique. Je me suis donc inscrite au certificat en création littéraire de l'UQAM. Au cours de ce dernier, que j'ai beaucoup apprécié, j'ai eu des professeurs merveilleux et des cours qui m'ont encore plus donné envie d'écrire. Ça n'a pas été long avant que je réalise que c'était ce que je voulais faire pour le reste de ma vie. Par la suite, j'ai complété mon baccalauréat avec un certificat en communication, étant donné que j'aimais beaucoup le cinéma et les arts visuels et par la suite, avec un certificat en journalisme à l'Université de Montréal puisque je voulais m'ouvrir le plus de portes possible. Le journalisme est une excellente porte d'entrée dans le milieu littéraire.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?
Le Crayon magique est disponible dans certaines librairies et en ligne. On peut notamment se le procurer chez Archambault, sur le site web de Renaud-Bray ou encore sur le site web de mon éditeur http://www.jcl.qc.ca. Il est également disponible sur la plupart des plates-formes numériques telles que Kobo, Apple et Amazon.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans mon entourage, en regardant et en analysant les gens autour de moi. Par exemple, certaines personnes que je rencontre m'inspirent des personnages de romans. À partir de mes expériences de vie également. Il y a certaines choses que je vis que je verrais bien en roman. Du moins dont l'histoire est assez digne d'être racontée. Je prends ces moments forts en note dans mon calepin et je me promets de les intégrer à une histoire éventuellement. Dans le cas de Le Crayon magique, l'histoire m'a justement été inspirée par un petit garçon que j'ai connu au secondaire. Je me rappelle de lui, puisqu'il était victime d'intimidation à l'école et ne s'est jamais fait aucun ami. C'est donc à partir de son histoire que j'ai eu l'idée d'écrire Le Crayon magique. Je prends bien sûr bien soin de laisser aller mon imagination et de nuancer l'histoire que j'écris afin de la rendre plus croustillante. 



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.
Je n'ai pas d'horaire précis pour écrire, je le fais quand ça me tente et quand j'en ai envie. Quand je travaillais à temps plein, j'écrivais chaque soir en rentrant chez moi. J'écrivais dans tous mes temps libres tout le temps. Maintenant que je travaille à mon compte, ça n'a pas beaucoup changé. Je passe mon temps à écrire. Je griffonne parfois quelques notes dans mon calepin quand je n'ai pas mon ordinateur avec moi, mais la plupart du temps, j'écris à partir de mon ordinateur portable que je traîne partout avec moi.

Quels auteurs vous ont le plus influencée ?
Au Québec, François Gravel pour son style littéraire unique. J'aime beaucoup cet auteur puisqu'il a une façon de prendre des situations ordinaires et d'en faire des histoires extraordinaires. Pour moi, c'est ça le réel talent d'écriture. Peu importe le sujet, il réussit à nous captiver et à faire en sorte que nous ayons envie de lire le livre jusqu'à la dernière lettre. J'aime aussi beaucoup Charlotte Gingras, et d'autres auteurs jeunesse tels que Dominique Demers et Anique Poitras. En France, l'auteur de romans feuilletons Eugène Sue. Je me sers beaucoup des techniques d'écriture feuilletonesque. J'ai découvert ce genre dans un de mes cours à l'université. C'est le genre littéraire qui m'accroche le plus, alors je m'en inspire pour écrire mes textes. C'est un genre très centré sur l'action, sur les contrastes, les stéréotypes, les sentiments forts tels que l'horreur et la surprise. Une écriture entraînante qui captive le lecteur et qui fait en sorte qu'il a toujours envie d'en lire plus. Enfin, du côté des États-Unis, j'apprécie les romans de Lauren Weisberger et Emily Giffin. Leurs histoires de filles me rejoignent beaucoup.

Quels livres vous ont le plus marquée?
Kate, quelque part de François Gravel, Les mystères de Paris d'Eugène Sue, Something Borrowed et Something Blue d'Emily Giffin, Confessions d'une accro du shopping de Sophie Kinsella. Je suis une véritable fan de chicklit. C'est un de mes genres littéraires préférés. J'ai aussi adoré La boîte à bonheur de Charlotte Gingras.

Avez-vous encore le temps de lire ?
Bien sûr, c'est une de mes passions. J'y consacre le plus de temps possible.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ? En ce moment, je suis au Mexique, alors je lis Ce qui se passe au Mexique reste au Mexique, d'Amélie Dubois.

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ? Écriture éclatée, qui ne tient pas compte du sens. Une écriture forte, centrée sur les images et les émotions.

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ?
Pour un premier roman, cela s'est très bien passé. Ce n'est pas tout le monde qui a la chance de publier son premier roman terminé. Ça a été mon cas. J'ai dû toutefois essuyé quelques refus avant d'être acceptée chez JCL, ce qui n'a pas été nécessairement facile à accepter, mais bon, ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas parce qu'un roman est refusé qu'il est nécessairement mauvais. Parfois, le contenu du manuscrit soumis ne cadre tout simplement pas avec la ligne éditoriale de la maison d'édition. C'est pourquoi il faut bien prendre le temps de s'informer avant de soumettre son texte afin de choisir la bonne maison d'édition.

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je n'ai pas de rituels particuliers. J'aime bien par exemple écrire sur le bord de ma piscine l'été ou encore dans un coin tranquille tel que mon bureau le matin en me levant. Idéalement, l'endroit doit être bien isolé afin que je ne me fasse pas distraire par les bruits ambiants. Il n'y a rien de pire que d'écrire quand on est constamment dérangé par des bruits tels que des rénovations à l'extérieur ou des voisins qui nous tapent sur la tête!

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?
L'internet. Mon téléphone cellulaire. Les bruits ambiants. Les tâches quotidiennes telles qu'aller faire l'épicerie.

Avez-vous un projet de roman en cours ?
Oui, j'en ai même deux. Un pour adultes, l'autre pour adolescentes. Je travaille sur les deux en même temps jusqu'à ce que je décide sur lequel s'arrêtera mon choix final pour mon deuxième roman.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?
Ma soeur et mes amis.

Une citation qui vous a marquée ?
Une journée où on n'a pas ri est une journée perdue.

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?
Oui. J'ai certains adolescents qui ont été victimes d'intimidation qui sont venus me voir dans les salons du livre et qui m'ont dit que le livre les avait beaucoup aidés, car ils ont pu constater qu'ils n'étaient pas seuls à vivre un tel phénomène et qu'il y avait moyen de s'en sortir. D'autres encore qui n'ont pas été intimidés à l'école, mais qui ont été captivés et touchés par l'histoire. Le plus beau compliment que j'ai reçu vient d'une lectrice nommée Vanessa. Après avoir acheté mon livre au Salon du livre de Montréal, elle m'a écrit pour me dire que c'était le meilleur livre qu'elle avait lu de sa vie. Je crois que rien ne peut battre ça.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?
Je crois que pour être édité, il faut être très persévérant et très patient. Je pense que cela prend tout d’abord une bonne histoire à raconter et un style littéraire qui se distingue des autres. Ensuite, il faut croire à son histoire et avoir le courage de persévérer malgré les refus.