Lire ou ne pas lire. Telle est la question. Un roman ? Une nouvelle ? Quelle histoire sera votre prochaine aventure ? Suivez nos auteurs sur le chemin de l’imaginaire... Qui sont-ils ? Quels sont leurs environnements de travail ? Où puisent-ils leur inspiration ? Comment inventent-ils leurs personnages ? Poursuivez votre lecture...

jeudi 11 avril 2013

Chantale Potvin - Auteure

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Votre site web : www.chantalepotvin.com
Vos éditeurs : Les éditions JCL pour Le Pensionnaire et Ta gueule, maman et moi-même pour Les coulisses de l'intimidation
Compte facebook : Oui, au nom de Chantale Potvin

Où vos romans sont-ils vendus : Mes romans se vendent BEAUCOUP dans ma ville natale, Roberval et dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. J'en vends aussi beaucoup à Québec et dans les communautés autochtones.

Qui êtes-vous, en quelques lignes ? Née en 1969 à Roberval, j'enseigne le français en 5e secondaire depuis 1993. Je suis aussi journaliste et mère de deux enfants nés au, une fille en 1990 et un garçon en 1992. Je serai mamie grâce à ma fille en septembre 2013!

D’où vous est venue l’envie d’écrire ? Un très vieux rêve que j'ai réalisé après avoir frôlé la mort en 2002.

Quel a été votre parcours ? Celui d'une femme qui a beaucoup souffert, mais qui a toujours combattu pour garder le sourire...

Quels sont vos romans disponibles en librairies ? Ta gueule, maman et Les coulisses de l'intimidation.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ? Le Pensionnaire, c'est un roman qui traite des pensionnats indiens... Avec les recherches et les entrevues réalisées pour ce livre, j'ai compris que le Canada gardait un vieux secret et comme mon roman est le premier au pays à parler de ce sujet, c'est mon préféré. Je suis fière d'avoir montré à mon peuple, les Blancs, tout ce qu'ils avaient fait subir aux Autochtones.

Où puisez-vous votre inspiration ? Dans mon coeur!



Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire. Le soir et les fins de semaine, quand la vie me le permet.

Quels auteurs vous ont le plus influencée ? Amélie Nothomb, Victor Hugo et Paul Eluard 

Quels livres vous ont le plus marquée ? Dieu et nous seuls pouvons et Un loup est un loup de Michel Folco. J'ai aussi une tendresse particulière pour Survivre avec les loups de Misha Defonseca. (Et bien d'autres évidemment!) Avez-vous encore le temps de lire ? Oui. Y'a que la mort qui m'en empêchera.

Quel est le livre que vous lisez en ce moment ? Ces temps-ci, je lis la bible. Je me concentre sur certains extraits comme celui-ci: Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le soleil. Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant, un temps pour tuer et un temps pour soigner les blessures, un temps pour démolir et un temps pour construire. Il y a aussi un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s'en abstenir. (...)

Selon vous, que signifie « écriture poétique » dans un roman ? C'est de parfaire un moment avec des mots... les plus magnifiques mots!

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur ? Ce fut par téléphone, mais je connaissais M. Larouche depuis de nombreuses années.

Pour le plaisir... Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je dois être seule dans la maison, boire de l'eau et avoir une douce musique de fond ou une musique appropriée qui joue. Quand j'ai écrit Le Pensionnaire, j'ai dû écouter le Requiem de Mozart 50 fois!

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ? Le téléphone

Avez-vous un projet de roman en cours ? Oui, sur la dépendance affective

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ? Ma soeur jumelle Nathalie, ma mère, des amis et plusieurs de mes élèves.

Une citation qui vous a marquée ? "Nous sommes riches aussi de nos misères" d'Antoine de Saint-Exupéry

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ? Oui, touchantes surtout! Je raconte celle où un Amérindien m'a suppliée de rencontrer Le Pensionnaire... Il voulait LE voir! J'avais créé ce personnage de toutes pièces. Après lui avoir expliqué que c'était fictif, tout en pleurant, il m'a regardé dans les yeux et m'a dit: "Si vous avez si bien compris ce que nous avons vécu dans les pensionnats, c'est que vous êtes un ange et on ne s'obstine pas avec les anges".

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ? Prenez votre plume, trempez-la dans l'encre de votre coeur, de vos connaissances et de vos souvenirs et foncez!